La langue des signes pour bébé : une vraie partie de plaisirs

Comprendre et surtout se faire comprendre : un défi pour un bébé, mais grandement facilité par l’apprentissage de la langue des signes. Entre le reflux, les freins de bouche et les allergies alimentaires de Nino, j’ai un peu souffert de mon impossibilité à comprendre les bobos de mon bébé. J’ai alors cherché ce qui pouvait nous aider à mieux communiquer ensemble, et j’ai redécouvert ce language, loin d’être réservé aux personnes sourdes ou malentendantes. Dès ses 6 mois environ, bébé devient ouvert à l’utilisation de la langue des signes, il entre dans une forte phase de mimétisme vis-à-vis de son entourage et est prêt à entamer ce nouvel apprentissage même s’il ne signe pas encore en retour. Avec la langue des signes pour bébé (LSB), non seulement il entre dans une autre forme de communication que les pleurs, mais en plus il se sent davantage à l’ecoute et confiant par rapport au monde qui l´entoure. Pas mal convaincant, non ?

Je dois aussi vous avouer que je suis absolument fascinée par le niveau de compréhension des bébés, je suis convaincue qu’ils comprennent tout, absolument tout, que ce soit le langage verbal ou le langage corporel, on ne peut rien leur cacher. Encore tout petits, tout est une découverte pour eux et leur capacité d’observation est immense. Alors imaginez que pour eux, apprendre la langue des signes est un « jeu de bébés » !

J’ai commencé à signer avec Nino juste avant ses 8 mois, j’aurais aimé démarrer un peu avant mais entre un déménagement, les fêtes de fin d’année, etc. mon cerveau n’était pas disponible. Et puis j’avais envie d’apprendre avec lui comme dans un jeu, dans la rigolade et sans prise de tête, c’est ce qu’on continue de faire aujourd’hui. On utilise une douzaine de signes du quotidien, les choses les plus basiques comme manger, boire, dodo, encore… Fierté suprême d’une mama gaga, les 2 signes qui le font le plus réagir (voire bondir) sont : téter et musique ! Oui, mon fils a tout compris et qui plus est, c’est un artiste (Picasso disait : « Dans chaque enfant il y a un artiste. Le problème est de savoir comment rester un artiste en grandissant. » Pablo l’a dit, et je pense qu’il avait raison). Je continue d’en apprendre de nouveaux en fonction de nos propres besoins, et j’adore ça parce que je vois bien qu’il me comprend. J’ai hâte qu’il signe en retour, c’est fort possible que j’en pleire le jour où ça arrivera.

Si vous vous demandez comment j’ai moi-même appris les signes, et bien j’ai tout simplement utilisé un livre qu’une de mes soeurs m’a donné, et j’utilise YouTube où je suis abonnée à une chaîne dédiée. Si ça vous intéresse, il y a des bouquins disponibles en bibliothèque (tout à l’heure on y était, et je suis tombée sur le signe « bisou » que je n’avais pas encore appris, ça m’a étonné de moi-même parce que c’est un mot que j’utilise très TRÈS souvent). La semaine prochaine, Nino et moi allons également participer à un atelier « comptines en langue des signes » proposé par l’association Buzybul. Je signe déjà la comptine du petit escargot (que j’adore), j’ai hâte d’en apprendre de nouvelles (et lui aussi je pense!). J’écrirais un autre article après cet atelier pour vous donner mes impressions. D’ailleurs, si vous souhaitez suivre des cours d’apprentissage global, Buzybul propose aussi des stages aux parents (pour apprendre une soizantaine de mots environ). J’aurais adoré y participer avec Kiko, mais les horaires ne nous étaient pas adaptés. Si ça vous tente, cliquez ici pour être redirigé vers le site internet Buzybul.

Sur ces paroles silencieuses, je vous embrasse et on se retrouve très vite !

Nini

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